| Page d'accueil | • Entrée pasteurweb • Introduction • Présentation du site • Sommaire des articles • Dossiers complets • Témoignage

Relations chrétiennes

| Page d'accueil |
| Remonter|
L'amour
Aimer
Aimer son prochain
Communion fraternelle 1
Communion fraternelle 2
La répréhension
L'obéissance
Le pardon
70x7=490
Pardon de Dieu et ...
Pardonner comme Dieu
Confession et pardon
Pardonné
Pardon et relations
Pardon et sincérité
Unité et division
Amitié
Le Véritable
Les fils du malin

La communion fraternelle ( deuxième partie)

Dans la première partie de cette étude, il a été question de la communion fraternelle en rapport avec la vie d'église. Dans ce deuxième texte, sans oublier ceux qui font partie d'une église locale, je m'adresse surtout à  ceux qui sont isolés par la distance ou qui ont du mal à s'unir à d'autres chrétiens. Dans d'autres pages je parle aussi de la communion entre les églises. Plus précisément de ce qu'elle devrait être.

Le fait que les disciples de Jérusalem persévéraient dans ce domaine, nous fait penser que la communion fraternelle ne va pas de soi et qu'elle peut être difficile, car elle concerne  des personnes différentes dont le caractère et les idées sont  souvent opposés.

S'il est facile d'être en bons termes avec des gens sympathiques que nous rencontrons une fois par semaine, le dimanche matin ou dans quelques rassemblements ponctuels, cela l'est moins quand il s'agit d'avoir des relations suivies et des activités communes.

Le mot "communion" est la traduction du grec : koinonia,  qui désigne,  d'une manière générale, des choses  communes à plusieurs personnes, auxquelles elles participent ensemble, dans lesquelles elles sont unies. Dans ce sens, le mot "communion"  peut s'appliquer dans des domaines divers, comme des  associations ou la participation de plusieurs personnes à une même cause, idée ou activité.

Ce qui nous intéresse ici, c'est la "communion fraternelle" que pratiquent ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ, qui sont devenus ses disciples,  qui sont nés de nouveau, qui sont maintenant "enfants de Dieu".

C'est beaucoup plus qu'une unité naturelle qui fait que des personnes sont en accord et s'associent.

Selon la pensée de Dieu c'est une union spirituelle qui s'opère par l'Esprit de Dieu donnant la même vie à ceux et celle ui croient réellement au Seigneur Jésus-Christ, la vie éternelle, c'est à dire la vie qu vient de Dieu, qui est en Jésus-Christ et que le Saint-Esprit communique.

De même que les frères et sœurs d'une même famille sont unis par un lien biologique naturel, les frères et sœurs de la famille dont Dieu est le Père et Jésus le frère aîné, sont unis par le lien de l'Esprit de Dieu qui habitent en chacun d'eux.

Nous l'avons bien copris, il s'agit de beaucoup plus que la décision que prendrait plusieurs personnes d'unir leurs ides, leurs projets, leurs activités...

Le vrai sens de la "kononia" du royaume de Dieu c'est premièrement cette unition spirituelle dans une vie commune, celle de l'Esprit de Dieu. Ensuite elle se traduit par la mise en commun de plusieurs choses dans lesquelles ceux qui sont concrnés persévèrent.

Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières.

La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.

Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun.

Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.

Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur,  louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.

Ceux qui croyaient avaient reçu la même vie de l'Esprit de Dieu et étaient unis dans  la même foi, le même salut, dans  laz solidarité, dans les prières, le témoignage, une bonne conduite, la glorieuse espérance du retour du Seigneur Jésus-Christ.

L'apôtre Jude parle d'un salut commun,  d'une même foi. Jude 1/3

Jude, serviteur de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ: que la miséricorde, la paix et la charité vous soient multipliées!
Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.

Si nous reconnaissons l'importance de la communion fraternelle, les enfants de Dieu sont aussi  exhortés à  la prudence. 

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?
Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle?
Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.
Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. 2 Corinthiens 6.14/18

Il y a des gens avec qui nous ne pouvons  pas être en communion, ni même simplement associés : des  incrédules, des iniques, des injustes, des idolâtres. Certaines unions engendrent bien des difficultés et des épreuves. Alors soyons prudents et sages, attentifs aux conseils de Dieu.  L'apôtre Paul écrit de ne pas avoir de relations avec des personnes qui se prétendent enfants de Dieu et qui vivent dans le péché :

Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relations avec ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle.
Ce n’est pas d’une manière absolue avec tous ceux qui s’y livrent en ce monde, ni avec tous les gens avides, rapaces ou idolâtres ; autrement, vous devriez bel et bien sortir du monde.
Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir de relations avec quelqu’un qui, tout en se nommant frère, se livrerait à l’inconduite sexuelle, à l’avidité, à l’idolâtrie, aux insultes, à l’ivrognerie ou à la rapacité –– et même de ne pas manger avec un tel homme. 1 Corinthiens 5.9/11 

Paul fait la différence entre ceux du dehors, les inconvertis et ceux qui se nomment frères (ou sœurs) en Christ. 

Nous avons dans le monde des relations professionnelles, familiales, sociales, qui peuvent être cordiales, sympathiques, parfois amicales, ou tout simplement nécessaires. Mais  la communion fraternelle,  va au delà d'une simple relation, car elle implique une union spirituelle entre ceux qui sont enfants de Dieu.

Ceux qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ, ont en commun un même Sauveur et Seigneur, un même Dieu et Père, un  même Esprit, une même source de foi et de vie. Ils sont donc appelés à la communion fraternelle, mais cette union commune n'est pas  évidente.

Nos relations avec les chrétiens peuvent être simplement courtoises, sympathiques, amicales, sans aller jusqu'à la communion fraternelle véritable.

Nous  connaissons souvent la signification des choses, la manière dont elles doivent être pratiquées, mais nous avons  des difficultés à les vivre.

Or la communion fraternelle doit avant tout se vivre. Dans le Nouveau Testament, elle a un sens profondément spirituel.

Selon la pensée de Dieu, c'est une relation particulière entre ses enfants, une situation dans laquelle ceux qui sont engagés sont réellement unis, dépendants les uns des autres, jusqu'à n'avoir qu'un cœur, une âme et même des biens communs, parce qu'ils sont nés d'un même Père. 

La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. Actes 4:32

L'apôtre Paul définit cette communion par une phrase très forte :

... ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Philippiens 2:2 

La communion, selon la pensée de Dieu, est le fruit de l'amour de Dieu que le Saint-Esprit produit dans le cœur des disciples de Christ. 

Elle renferme l'idée d'affection, d'amitié, de lien. Il est question dans les instructions pour les disciples de Christ, les enfants de Dieu : d'amour fraternel, d'affection fraternelle, du lien de la charité.

Romains 12:10 Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques.

2 Pierre 1:7 Soyez fidèles à Dieu, et en même temps ayez de l’amitié pour vos frères et sœurs chrétiens. Ayez de l’amitié pour eux et aussi de l’amour.

Colossiens 3:14 Mais, par–dessus tout cela, mettez la ceinture de l’amour, car l’amour liera ces vertus parfaitement ensemble et rendra votre communion indissoluble.

Jésus exprime le sens de cette communion dans sa prière :

... afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Jean 17:21 

La communion fraternelle, comme son nom l'indique, concerne des frères et des sœurs d'une même famille spirituelle : les enfants de Dieu.

Elle est donc d'origine et d'essence divines. Elle prend sa source en Dieu et en Christ par le Saint-Esprit.

La communion fraternelle est inspirée par le Saint-Esprit, mais elle demande notre participation active pour  la rechercher, l'établir, l'entretenir et la développer.

Elle n'est pas exclusive à l'église locale ou à la communauté à laquelle nous appartenons. Elle va bien au-delà. 

Elle n'est pas le produit de la volonté de s'unir pour faire des choses ensemble, dans différents domaines : caritatif. religieux  des cultes, des réunions de prière, des rassemblements chrétiens ou d'autres activités "chrétiennes". Elle n'est pas "l'unité œcuménique"

La communion fraternelle est le fruit du Saint-Esprit qui fait naître dans le cœur de tout enfant de Dieu, né de nouveau, la conscience de son union avec les autres membres de sa famille spirituelle, en dehors de toute dénomination, églises, mouvements ou autres groupes. Bien souvent ces derniers, sont des obstacles à sa réalisation, car ils élèvent des murs entre les enfants de Dieu. 

Nous remarquons hélas  qu'il suffit de déclarer son appartenance à telle église ou telle mouvement ou dénomination pour que les visages, les cœurs et les portes se ferment.

Dans une même ville, un même quartier, un même immeuble, on peut se dire bonjour en se croisant dans la rue, dans l'ascenseur ou le hall, avec la Bible dans la main, pour aller à des cultes différents, mais la relation s'arrête à cette salutation polie. La communion fraternelle est plus qu'une fréquentation d'église, plus que chanter ou prier ensemble, quoique ces choses  en font partie.

Si je suis né de nouveau, le témoignage intérieur du Saint-Esprit m'inspire, à l'égard des enfants de Dieu, des sentiments d'amour fraternel, la joie de les rencontrer et de les découvrir, le désir d'établir et d'approfondir une vraie communion spirituelle.

Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi celui qui est né de lui. 1 Jean 5:1

La communion fraternelle, selon l'Esprit de Dieu, a sa source en Dieu et en Jésus-Christ par le Saint-Esprit. C'est parce que nous sommes dans cette communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, que nous pouvons être en communion avec ceux qui vivent le même témoignage.

Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont palpé, –– il s’agit de la parole de la vie (car la vie s’est manifestée, nous avons vu, nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous) ––
ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, pour que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or notre communion est avec le Père et avec son Fils, Jésus–Christ.
Cela, nous, nous l’écrivons, pour que notre joie soit complète. Le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a pas en lui de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui–même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché. 1 Jean 1.1/7

Établir et entretenir la communion fraternelle

Peut être faites vous partie des timides, des réservés, des craintifs ? Vous êtes peut être méfiants ou prudents à l'excès à cause d'expériences malheureuses dans vos relations ? Mais peut-être êtes vous simplement d'une nature solitaire ?

La communion fraternelle demande des efforts : celui d'aller vers les autres, de surmonter nos réticences ou nos craintes, d'engager une relation.

Elle se construit souvent petit à petit, le temps que la confiance s'établisse, mais elle est surtout l'œuvre du Saint-Esprit qui habite dans nos cœurs et nous y conduit.

Elle nécessite une recherche assidue

Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle. Romains 14:19

Recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur.  2 Timothée 2:22

Faites tous vos efforts pour joindre ...  à la persévérance la piété,
à la piété l’affection fraternelle, à l’affection fraternelle l’amour. 2 Pierre 1.5/7

Il y a des choses très simples et faciles qui permettent d'établir et d'entretenir la communion fraternelle :

Un courrier d'encouragement, de nouvelles, de remerciements. Avec Internet c'est tellement facile. Mais même sans cela, prenons le temps d'envoyer un courrier postal. Cela fait tellement de bien de recevoir des nouvelles.

Un appel téléphonique pour une salutation, une demande de nouvelle ou une proposition d'aide. La voix c'est encore mieux qu'un texte écrit.

Une invitation ou une visite, à la maison, pour parler un peu autour d'un café ou d'une tasse de thé.

Je me souviens avec plaisir de ces rencontres très simples chez des frères et sœurs : on bavardait un moment, puis quelqu'un ouvrait la Bible, lisait un passage et sans autres commentaires, nous priions ensemble. Notre affection réciproque s'en trouvait renforcée.

Voici chers frères et sœurs quelques réflexions pour vous aider, nous aider, à pratiquer la communion fraternelle, cette vertu merveilleuse à laquelle Dieu nous appelle et qui fait partie des choses que l'Esprit de Christ produit dans le cœur des enfants de Dieu.

En conclusion je vous invite à lire l'exhortation de l'apôtre Paul, dans sa lettre à l'église de Philippe. 2. 1 à 11

S’il y a donc quelque encouragement dans le Christ, s’il y a quelque réconfort de l’amour, s’il y a quelque communion de l’Esprit, s’il y a quelque tendresse et quelque magnanimité, comblez ma joie en étant bien d’accord ; ayez un même amour, une même âme, une seule pensée ...

Haut de page

Lire aussi :