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Relations chrétiennes

Le cep et les sarments

Nous sommes devenus une même plante avec Jésus-Christ.

La réalité spirituelle de notre conversion et notre foi en Christ c'est notre union spirituelle avec lui, tellement profonde et forte que nous sommes greffés en Lui, dans une identité commune : 

un avec lui, comme lui est un avec son Père.

Une lecture attentive du chapitre 15  de l'Évangile de Jean a donné lieu à trois prédications lors de mes vacances, à l'Église Évangélique de Biscarosse, en août 2001. Prédications qui s'articulent autour de trois pensées se dégageant de cette lecture.

On dit que l'apôtre Jean est l'apôtre de l'amour, mais en y regardant de plus près, je dirais qu'il est l'apôtre de la communion, c'est à dire de l'union intime avec Dieu, notre Père, avec Jésus-Christ, le fils de Dieu, avec le Saint-Esprit et à partir de là, la communion entre ceux qui sont nés de Dieu. 1 Jean 1.1/7

Jean était le disciple qui semble avoir eu la plus grande intimité avec le Seigneur.

Pour lui, l'amour ne se résume pas en de beaux discours, mais se vit dans la pratique d'une relation véritable et constante.

Ceci étant dit revenons à ce qui motive ma réflexion d'aujourd'hui.  

L'Église est une vigne de l'Éternel

Nous allons nous tourner vers l'Ancien Testament afin de mieux comprendre le principe de la relation entre Dieu et son peuple.

Esaïe 27.2/6  

En ce jour-là, Chantez un cantique sur la vigne.
Moi l’Éternel, j’en suis le gardien, Je l’arrose à chaque instant; De peur qu’on ne l’attaque, Nuit et jour je la garde.
Il n’y a point en moi de colère; Mais si je trouve à combattre des ronces et des épines, Je marcherai contre elles, je les consumerai toutes ensemble,
A moins qu’on ne me prenne pour refuge, Qu’on ne fasse la paix avec moi, qu’on ne fasse la paix avec moi.
Dans les temps à venir, Jacob prendra racine, Israël poussera des fleurs et des rejetons, Et il remplira le monde de ses fruits.

Cette lecture nous apprend que l'Éternel considère son peuple comme SA vigne: elle lui appartient, il en est le gardien : il veille sur elle, il l'arrose : il en prend soin. Il attend qu'elle porte un bon fruit.

Il est plein de sollicitude et de bonté à l'égard de son peuple, mais si malgré l'amour que lui porte son Seigneur, le peuple se détourne de Lui, pour s'attacher à des choses mauvaises, alors l'Éternel intervient par ses jugements.

En lisant le passage de Jean 15.1 à 8, nous voyons que Jésus va reprendre le même principe, afin d'illustrer la relation de Dieu avec son peuple de la Nouvelle Alliance :l'Église.

Je vais m'efforcer en m'appuyant sur les paroles de Jésus d'appliquer l'illustration du cep et des sarments 

  • à nous mêmes, chacun en particulier : les sarments

  • aux églises locales assemblées autour de leur Sauveur, Jésus-Christ, qui marchent au milieu d'elles. Apocalypse 2.1


 

Première pensée : porter du fruit

Jean 15.16 Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure

Jean 15:8 Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

Comme nous pouvons le remarquer, le chapitre 15 de Jean se trouve entre le 14 et le 16. Ce que je veux dire c'est que ces trois chapitres font partie d'un même discours du Seigneur.

Jésus y annonce la venue et la mission du Saint-Esprit dans l'Église et avec ses église dans le monde.

La fin du chapitre 15, les versets 26 et 27 mentionnent une raison importante de la venue du Saint-Esprit : "rendre témoignage au Seigneur Jésus-Christ et le glorifier"

Dès maintenant nous pouvons affirmer que nous sommes appelés à porter un fruit qui glorifie le Père et son Fils Jésus-Christ et que le Saint-Esprit nous est donné dans ce but..

Jésus envoie ses disciples dans le monde pour témoigner de lui et il sait que cette mission ne sera possible que dans deux conditions :

  • que ceux-ci demeurent attachés à lui, dépendent de lui et demeurent en lui,

  • que le Saint-Esprit demeure en eux et y fasse son oeuvre.

Les instructions du Seigneur à ce sujet sont très importantes car elles concernent la raison d'être des églises dans le monde : montrer la gloire de Dieu pour amener les perdus à l'obéissance de la foi. 1 Pierre 2.12

Il y a deux formes d'évangélisation :

  • les évangélistes (d'autres ministère de la parole peuvent faire oeuvre d'évangélistes), ceux qui prêchent, qui annoncent Christ. Ces personnes peuvent être des prédicateurs confirmés ou de simples disciples de Jésus. Actes 8 et 11.19/20. - Leurs méthodes peuvent varier, mais le but reste le même : annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus-Christ pour amener ceux qui entendent à croire en lui..

  • l'église dans la ville. Je ne parle pas des édifices : temples, chapelles, immeubles, mais des hommes et des femmes, qui après avoir cru au Seigneur, sont devenus ses disciples, le suivant fidèlement en demeurant attachés à Lui et à ses paroles. Ce sont ces personnes qui par leur conduite vont devenir au milieu de ceux parmi lesquels ils vivent la lumière du monde.

Mathieu 5.14/16: Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

1 Pierre 2.11/12 Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera.

Le but est toujours le même : qu'ils glorifient Dieu. 

C'est de cela que je parle maintenant.

Nos temples et nos édifices religieux sont bien utiles pour rassembler les gens pour la prière et l'enseignement de la Parole de Dieu, mais par eux-mêmes, ils n'ont jamais converti quelqu'un. Ils sont simplement des maisons de prières.

Ce qui peut toucher les cœurs et les disposer favorablement à recevoir la Parole de Dieu, afin que Dieu et Jésus soient glorifiés, c'est notre manière de vivre, notre bonne conduite et nos œuvres bonnes. 1 Pierre 2.12

Lorsque les gens remarquent que le fruit de notre attachement à Jésus-Christ est bon et désirable, ils sont mieux disposés à recevoir la Parole de Dieu et à se confier en LUI

Or le fruit que nous porterons sera le résultat de notre communion avec le Seigneur Jésus.. Jean 15.5.

C'est le fruit de l'Esprit : l'amour, la joie, la paix, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la patience, la douceur, la maîtrise de soi. Galates 5.22 - la sainteté. Romains 6.22 - toute sorte de bonté, de justice et de vérité. Éphésiens 5.9 - la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible. 1 Pierre 3.4

C'est de cela que Jésus parle dans son discours de Jean 15 : sa nature produite en nous par le Saint-Esprit

Nous l'avons bien compris, il ne s'agit pas ici du fruit de notre travail, dont parle par ailleurs l'apôtre Jean, c'est à dire le résultat de notre témoignage ou de nos activités dans l'Église, mais de la nature de Christ se développant dans nos vies comme le fruit d'un arbre qui éclot, se développe et vient à maturité.

C'est à cela que nous sommes appelés. 

jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,Éphésiens 4:13 

Jusqu’à ce que Christ soit formé en nous. Galates 4:19 


 

Deuxième pensée : Comment porter du fruit, selon Jean 15 ?

Lecture Jean 15.1 à 5 Notre vie dépend de Jésus-Christ

Dans son enseignement le Seigneur nous explique quelles sont les conditions à remplir pour atteindre l'objectif qu'il nous fixe : porter du fruit et glorifier Dieu. 

Par cette parabole il nous fait comprendre la nature de notre relation avec lui.

Il nous enseigne que la qualité et l'efficacité de notre vie d'enfant de Dieu, ainsi que l'exaucement de nos prières, dépendent de la qualité de cette relation.

Le sarment est par nature attaché, uni, au cep dont il dépend. Jésus utilise cette image pour préciser la nature de notre relation avec lui : une véritable union.

La qualité de notre vie chrétienne dépend de notre union avec Jésus-Christ, le cep de Dieu. Étant dépendants de Christ, nous ne pouvons porter de fruit sans LUI. Jean 15.5

Le sarment fait partie intégrante du cep, il naît de lui et se développe en lui. Il est de la même nature.

Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous devenons une même plante avec le Seigneur Jésus-Christ…Nous sommes greffés en lui, c'est une œuvre spirituelle. 

C'est ce que nous comprenons du passage de l'épître aux Romains 6. 4/5 (version Parole vivante d'A.Kuen)

Par le baptême, nous avons donc été ensevelis avec lui afin de partager sa mort. Tout ce que nous étions autrefois est à présent mort et enterré. Et pourquoi cela? Vous savez que le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père: nous aussi, nous avons reçu une nouvelle vie et nous sommes appelés à mener notre existence sur un plan nouveau.

Car nous sommes devenus un seul et même être avec lui. Nous lui avons été incorporés-comme le greffon à son porte- greffe. Si donc nous avons été implantés en sa mort pour mourir avec lui, nous le serons aussi en sa résurrection pour revivre comme lui.

Comme le sarment est naturellement uni au cep dont il fait partie, nous sommes spirituellement unis à Christ, afin de vivre de lui, de sa vie. C'est l'œuvre de Dieu en réponse à notre foi en Christ : 

A tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle(la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1. 12/13

L'union du sarment au cep est naturelle, elle ne dépend pas du sarment. Mais en ce qui nous concerne, notre communion avec Christ dépend en partie de nous.

Nous avons à nous attacher à lui et à demeurer en lui, selon l'instruction du Seigneur : 

"Demeurez en communion avec moi, je resterai uni à vous et j’agirai en vous"

Il y a donc au départ une décision de notre part en réponse à l'appel de Christ. Nous devons vouloir porter du fruit. C'est la première condition.

Il y a des personnes qui se contentent d'être sauvées, leur objectif se limite au salut de leur âme et c'est déjà une bonne chose, mais l'évangile ne nous propose pas seulement une assurance tous risques pour la vie éternelle.

Les enseignements du Seigneur sont clairs : 

  • Vivre une vie qui l'honore et glorifie notre Père céleste.

  • Lui rendre témoignage. Actes 1.8 - 

  • Faire des disciples. Matthieu 28.19  

  • Servir Dieu et attendre le retour du Seigneur. 1 Thess. 1.9 

L'objectif du Père, pour ceux qui ont cru en son Fils, c'est qu'ils portent beaucoup de fruit et qu'ils en portent toujours plus ! Jean 15.1,8

C'est la volonté de Dieu pour ses enfants, la pensée de Jésus pour ses rachetés et le désir de l'Esprit. La situation normale d'un vrai disciple. Jean 15.8

Voici donc quelques instructions pratiques pour être un disciple accompli du Seigneur Jésus-Christ :

a) l'appartenance

Comme le sarment appartient au cep, les rachetés de l'Agneau lui appartiennent.

Ce n'est pas systématique. Cela demande notre accord, une décision personnelle :

"Donnez vous vous-mêmes à Dieu". Romains 6.13 – 1 Cor. 6.20 – 2 Cor. 5.15

b) la dépendance. Sans lui nous ne pouvons rien faire. Jean 15.5

Nos seuls efforts ne sont pas suffisants, nous devons compter sur Jésus, nous appuyer sur lui, nous confier en lui, rechercher la force en lui, car la notre n'est que faiblesse. Le Seigneur seul peut nous communiquer la force dont nous avons besoin.

c) sa présence. Jean 15.4

L'apôtre Paul affirme : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Galates 2.20

Et si Christ est en nous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Romains 8:10

  • Par son Esprit, Christ vient demeurer en moi, dans mes pensées, mes sentiments, mon vouloir… Romains 8.9/10 – Ephésiens 3.14/17

  • Par sa Parole habitant abondamment en moi, Jésus éclaire et inspire ma vie– Colossiens 3.16 – Hébreux 4.12

d) l'attachement.

Jean 15.4 Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.

"Comme le sarment est attaché au cep". Il y a un lien intime et personnel entre le cep et chacun des sarments qu'il porte.

Jésus précise que ce lien c'est un amour réciproque., il dit 

"si quelqu'un m'aime…mon Père l'aimera…nous viendront habiter chez lui." Jean 14.23

Il y a dans l'amour deux éléments qui dépendent l'un de l'autre :

1) un lien affectif : Il nous aime, nous l'aimons

2) un choix personnel : nous voulons

L'attachement au Seigneur est le fait à la fois de nos sentiments d'amour pour lui et de notre volonté.

Nous pouvons traduire l'attachement par "la fidélité". Cela donne une dimension d'exclusivité et de durée dans le temps : demeurer attachés au Seigneur chaque jour que nous vivons.

Enfin, nous pouvons définir ces quatre éléments : 

l'appartenance, la dépendance, sa présence et l'attachement, par un seul mot : 

la communion : être uni à Christ, un avec lui. 

Il dit de sa situation avec son Père : Moi et le Père nous sommes un.

Cela signifie : même pensée, même sentiment, même volonté, même but, même projet…Lui en nous et nous en lui : une même âme, un même cœur, une même vie, une même plante …

Nous découvrons que le Père veut que tout ce qui vient de Lui nous soit communiqué par son Fils Jésus-Christ !

En fait tout ce qui nous vient du Père nous est donné PAR SON FILS JÉSUS-CHRIST et ce qui est à Jésus nous est donné par le Saint-Esprit. Jean 16.14

Nous devons savoir que tout le fruit d'une vie de disciple de Christ, ne peut être que le résultat de notre communion personnelle avec le Seigneur lui-même.

Si nous nous détachons de Christ, le cep, nous nous mettons en dehors de sa communion. Nous devenons un sarment coupé, séparé du cep, qui se dessèche et que l'on brûle.

L'union  constante avec Christ, le cep de vigne, est essentielle pour porter du fruit, produire la nature de Celui à qui nous sommes attachés et unis. Le Père interviendra alors pour émonder, couper, tout ce qui va nuire au développement de ce fruit. C'est l'objet de la troisième partie de cette méditation.


 

Troisième pensée :  le Père est le vigneron

Nous abordons maintenant la troisième partie de la réflexion que nous inspirent les huit premiers versets du chapitre 15 de l'Évangile de Jean.

Rappel : N'oublions pas que nous sommes des sarments et que la première condition pour porter le fruit que Dieu attend de nous, c'est de demeurer attachés au Cep, le Seigneur Jésus-Christ, car sans Lui nous ne pouvons rien faire.

Il nous faut être conscients de 

  • notre appartenance au cep, le Seigneur Jésus-Christ,

  • notre dépendance du cep, Jésus

  • notre attachement au cep, la communion avec le Seigneur, notre union à lui qui est la vie normale de ses rachetés. 

  • sa présence en nous par le Saint-Esprit, nous communiquant sa vie sa nature. vivant sa vie.

Remarque : Dans la parabole de Jésus nous notons l'association de quatre personnes :

  • Le vigneron, le Père, qui prend soin de la vigne

  • Jésus , le fils de Dieu, le cep qui porte les sarments

  • le Saint-Esprit, l'envoyé du Père et du Fils, qui accomplit l'œuvre divine.

  • le sarment, chaque disciple de Christ, qui lui est attaché

L'évidence

Les sarments de vigne doivent être taillés. 

Leur développement n'est pas laissé à la seule force de la nature. Une main extérieure doit intervenir pour couper ce qui prend inutilement de la sève et nuit à la qualité du fruit.

L'essentiel

L'important ce n'est pas la beauté du sarment, c'est son fruit. En fait il ne reste pas grand chose du sarment lorsqu'il est taillé, mais toute la sève qui lui parviendra servira à produire le fruit.

La taille de la vigne nécessite l'intervention du vigneron, de celui qui connaît la vigne et qui sait comment la tailler.

Jésus nous dit que son Père est  le vigneron 

Celui à qui appartient cette vigne c'est Dieu. Il la connaît, la garde, en prend soin. Il sait comment l'entretenir et la tailler, afin qu'elle soit féconde.

Jésus, dans sa personne et par ses paroles nous fait connaître le Père et ici il le présente comme le vigneron qui prend soin de sa vigne pour la faire produire le fruit le meilleur.

L'enseignement du Seigneur concerne à la fois son Église, mais aussi chacun de nous en particulier.

Jean 15:5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jean 15:2 Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.

Nous devons être très attentifs à la pensée de Dieu  concernant ce qui doit être fait  pour notre utilité dans son royaume. Il veut que nous soyons utiles.

Nous avons vu que la première chose que Dieu opère, c'est de nous attirer à son Fils Jésus, afin de nous attacher à Lui, pour produire en nous sa nature divine.

La seconde chose que le Père va faire, c'est de tailler, émonder, les sarments que nous sommes devenus, afin de développer la vie de Christ en nous.

L'émondage consiste à diminuer la taille du sarment afin que le fruit paraisse et vienne à maturité.

Jean-Baptiste disait au sujet de Jésus :"Il faut qu'il croisse et que je diminue"…Jean 3.30

Paul dit :

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Galates 2.20

Les sarments émondés.

Il s'agit des disciples de Jésus qui portent déjà du fruit, parce qu'ils demeurent en Lui.

  • Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.

  • Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Jésus nous présente Dieu son Père, le vigneron propriétaire de la vigne, comme NOTRE PÈRE. 

Ceci est d'autant plus important qu'il s'agit de l'éducation de ses enfants.

Quelle est notre relation avec Dieu ? Avons-nous peur de Lui, comme d'un juge impitoyable ? Nous sentons nous loin de Lui, comme d'un parent éloigné et mal connu ? Ou serait-il pour nous comme un bon vieux grand-papa très indulgent et passant sur tous nos caprices ?

Nous ne sommes pas suffisamment conscients que la relation des rachetés de Christ avec Dieu est premièrement une relation filiale :

Dieu est notre Père : 

Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu. 1 Jean 3.1/2

Et notre Père nous émonde, c'est à dire qu'il nous éduque, nous forme, afin que nous soyons utiles.

Nous considérons souvent le fait d'être émondés comme le résultat d'épreuves, de souffrances, de réprimandes. Nous devons plutôt parler d'éducation. Dans le langage spirituel de Jésus "émonder" veut dire "éduquer" dans toute la signification de ce qu'est une bonne éducation.

Nous savons qu'un père digne de ce nom éduque ses enfants afin qu'ils grandissent dans les meilleures conditions. Pour cela il devra les instruire, les conseiller, les reprendre aussi et parfois les corriger. Il y a des choses qu'ils devront acquérir, d'autres dont ils devront se séparer.

C'est ce que Dieu notre Père céleste fait avec nous. Lisez Hébreux 12.5 à 13.

Nous y apprenons que si nous sommes enfants de Dieu, Il s'occupe de nous comme un Père veille sur ses  enfants.

Jésus dit que le vigneron est son Père et notre Père. Nous en concluons que  Dieu agit envers nous sans dureté, ni brutalité, mais avec bonté et bienveillance, comme un Père qui a compassion de ses enfants, un Père qui élève correctement ses enfants. L'éducation des enfants fait partie des choses normales dans une famille convenable.

Dans l'enseignement du Seigneur que nous trouvons ici, être émondé ou éduqué, produit deux résultats  :

  • Tailler le sarment pour le débarrasser de tout ce qui est  inutile et nuisible à son rendement.

  •  Fortifier le sarment pour améliorer la quantité et la qualité de son fruit.

La volonté et l'honneur de notre Père céleste, c'est que nous portions de plus en plus de fruit.  Quelle que soient notre ancienneté et notre expérience spirituelles, pour Lui, nous restons ses enfants.

 

Dieu agit de plusieurs façons pour nous émonder. En voici quelques-unes des plus courantes :

  • les Ecritures, la Parole inspirée de Dieu qui enseigne, convainc, corrige, instruit dans la justice afin que nous soyons accomplis et propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 3.16

La Parole écrite de Dieu agit comme une lame qui coupe ce qui doit être ôté en nous. Dieu s'en sert comme la serpe du vigneron qui taille les sarments.

Si nous laissons docilement cette Parole divine nous instruire et si nous obéissons lorsqu'elle nous demande de nous séparer de certaines choses, l'émondage se fera en douceur.

  •  le Saint-Esprit, l'agent divin opérant en nous l'œuvre de Dieu.

Il sanctifie, il instruit, il convainc, il dirige, il console, il inspire, il révèle,  il aide, il soutient, il assiste,  il fortifie…

En règle générale, le Saint-Esprit et les Écritures agissent ensemble, les Écritures étant l'instrument du Saint-Esprit, son épée (Éphésiens 6.17). pour émonder, séparer. Hébreux 4.12

Le Saint-Esprit œuvre au niveau de notre conscience et nous convainc de ce qui doit disparaître de nos vies. Là aussi, si nous sommes dociles, nous soumettant à sa volonté et ses désirs, tout ira bien.

  • Enfin lorsque nous sommes trop réticents, sans intelligence,  le Père émonde par l'épreuve, la souffrance. Psaume 37.9 et Job 33.14/33

Cependant, notre Père céleste agit toujours avec bonté, même dans sa sévérité il ne se départit jamais de son amour compatissant envers nous. Ses interventions n'ont jamais pour but de nous détruire, de nous écraser, mais de relever, de corriger, de construire, d'édifier, de perfectionner.

Notre part dans ce processus de l'émondage est de livrer notre volonté à Dieu, d'accepter qu'il fasse en nous son œuvre de purification et de sanctification (séparation) par les moyens qu'il juge bon d'utiliser.

Comme des enfants de Dieu conscients de la nécessité d'être formés, éduqués par notre Père céleste, nous nous livrons à lui comme  un argile docile entre les mains du potier, nous aspirons et lui demandons de nous rendre semblables à ce qu'il veut pour nous.

Le problème le plus important réside dans notre résistance, le recul de notre volonté insidieusement séduite et retenue par notre nature charnelle.

Il faut accepter que certaines choses meurent en nous, afin que la vie de l'Esprit vive et grandisse, selon l'objectif divin : porter un fruit qui demeure et progresse, à la gloire du Père.

Notre nature humaine n'aime pas ce qui abaisse. Cependant c'est à cela que Dieu nous appelle maintenant, afin de pouvoir nous élever plus tard.

Jésus s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. Philippiens 2.3 à 8 

L'apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Galatie :

Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous, Galates 4:19

Donc l'essentiel c'est que la nature de Christ paraisse de plus en plus dans nos vies, afin que le Père soit glorifié.

Résumons-nous :

Les fruits que nous portions autrefois étaient mauvais et lorsque nous y pensons aujourd'hui, nous en avons honte. Des fruits dont nous rougissons aujourd’hui. Romains 6:21

Le but de la vie chrétienne c'est de porter DU FRUIT, un bon fruit…Luc 3.9 – Colosssiens 1.10

Dieu agit en nous dans ce sens, si nous voulons demeurer attachés à son fils Jésus.

D'autres passages des Écritures parlent des conditions pour porter du fruit :

Heureux l’homme…qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit. Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit. Psaumes 1: 1/3 

Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, Et dont l’Eternel est l’espérance! Il est comme un arbre planté près des eaux, Et qui étend ses racines vers le courant; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, Et son feuillage reste vert; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de crainte, Et il ne cesse de porter du fruit. Jérémie 17:7/8 

Ces textes parlent :

  • d'enracinement, c'est à dire de stabilité.

  • d'un courant d'eau, d'une eau vivante, QUI DONNE LA VIE

  • d'un fruit qui vient en son temps et devient constant.

Ils rejoignent l'enseignement de Jésus

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Jean 15:4 

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Jean 15:5 

Nous retrouvons dans tous ces passages le même principe :

Rester d'un cœur ferme attaché au Seigneur Jésus, afin de porter le fruit qui demeure et qui glorifie notre Père céleste. 

Lisons encore Apocalypse 22:2 

Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.

 

v Les sarment retranchés 

Il est possible d'être retranché.

Dans l'enseignement de Jésus nous remarquons qu'il est aussi question de couper, de retrancher. 

Jean 15.1/6 Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent.

C'est un avertissement que nous retrouvons sous d'autres formes dans :

Matthieu 3:10  Déjà la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.

Matthieu 3:12  Il a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.

Hébreux 6.7  Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu;  mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

  Parfois des sarments doivent être coupés et retranchés du cep. Si l'on replace l'image dans la réalité, c'est une chose terrible et dramatique, lorsque Dieu doit intervenir pour retrancher une personne de son Église. Mais cela arrive et c'est nécessaire. C'est le jugement divin qui intervient pour la bonne santé de l'église et le salut final de son enfant.

Nous remarquons que ce qui est coupé, retranché, réprouvé, est destiné au feu, c'est à dire au jugement.

Je ne crois pas qu'il s'agisse ici du feu éternel, c'est à dire d'un jugement définitif pour une condamnation éternelle, mais d'un feu qui pourrait être celui dont il est question au tribunal de Christ.

1 Corinthiens 3:15 Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Parfois des enfants de Dieu  passent par un jugement, afin de ne pas être condamnés éternellement.

C'est ce qui semble ressortit de 1 Corinthiens 11. 28 à 32

Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe, car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.
C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.
Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.
Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur,
afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Et encore 1 Corinthiens 5.2/7

Et vous êtes enflés d’orgueil! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous!
Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte.
Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.
C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte?
Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

On comprend qu'il s'agit de séparer du plant ou du corps, ce qui doit être ôté. Il s'agit d'un jugement qui affecte la communion fraternelle avec l'église : Ôter du milieu de vous.

Il y a des moments où Dieu intervient pour juger sa maison.

1 Pierre 4:17  Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu?

Je vous donne ici un enseignement très important et très grave.

Dieu le Père, le vigneron de la vigne spirituelle qu'est l'Église, intervient par des jugements sévères, afin de préserver son œuvre et sauver ses enfants rebelles d'une condamnation éternelle.

Jésus dit : 16 

Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église,
qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.
Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

Ce jugement appliqué par l'église est ratifié dans le ciel, Dieu intervenant lui-même par certaines corrections qui peuvent aller jusqu'à la mort physique (Actes 5) :

C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. 1 Cor.11

Ce sont les jugements divins dans l'Église ou dans notre vie personnelle.

Nous retrouvons cela dans de nombreux passages de la Bible, que ce soit à l'égard d'Israël ou de l'Église.

Les jugements de Dieu interviennent lorsque son peuple ou ses enfants ne se jugent pas eux-mêmes.

Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 1 Cor.11

Lorsque Dieu juge ses enfants c'est toujours dans le but de les faire échapper à des choses plus graves.

Quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

L'apôtre Paul écrit aux chrétiens de Corinthe :

1 Corinthiens 11.28  Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe;  car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même.

C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.

Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde.

Se juger soi-même

  • C'est premièrement prendre conscience de son propre péché ou de sa désobéissance, en s'examinant soi-même et en être humilié.

  • C'est ensuite le confesser au Seigneur et lui en demander le pardon

  • C'est enfin nous en détourner.

Juger dans l'Église

Nous ne pouvons pas nous cacher derrière de faux  arguments, prétextant que nous ne devons pas juger.

Entendons nous bien: Il y a une règle de discipline établie par Dieu, pour l'Église en général  et dans  les églises en particulier.

C'est un enseignement qui permet de  garder les églises de la corruption en intervenant envers ceux  qui pratiquent délibérément le péché.  

1 Cor.5.6/7 C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte?
Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

Nous entrons ici dans la démarche enseignée par Jésus et reprise par les apôtres dans leurs lettres aux églises.

Matthieu 18.15/18  Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. 

Le Seigneur, apparaissant à Jean, dans une gloire impressionnante, reproche à certains  responsables des églises citées en Apocalypse 2 et 3 leur laxisme à l'égard du péché.

Ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisse …Apoc.2.20

De même l'apôtre Paul était intraitable envers ce genre de comportement :

1 Corinthiens 5.1/3  On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père.

Et vous êtes enflés d’orgueil! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous!

Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte.

Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.  

Dans sa seconde lettre aux Corinthiens, il déplore que ceux qui avaient péché ne s'étaient pas repentis et il s'apprête à intervenir vigoureusement.

2 Corinthiens 12.20 à 13. 2 

Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais, et d’être moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles.
Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés.
Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement.

2 Corinthiens 13:10 C’est pourquoi j’écris ces choses étant absent, afin que, présent, je n’aie pas à user de rigueur, selon l’autorité que le Seigneur m’a donnée pour l’édification et non pour la destruction.

Je répète à dessein ces passages, mais je pourrais en citer d'autres tout autant explicites. Nous devons savoir que si les responsables d'églises ne mettent pas de l'ordre dans la maison, Dieu s'en chargera lui-même.  

Apocalypse 2:16  Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche.

Apoc.2.22/23  Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres.

Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres.  

Le Seigneur intervenait d'ailleurs dans l'église de Corinthe par des jugements sévères :

1 Corinthiens 11.30/31  C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.  Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.  

Nous avons besoin de retrouver dans l'Église "La crainte du Seigneur", qui intervient comme un  Père qui corrige ses enfants pour leur bien. Hébreux 12.10

Actes 5:1 à 11 Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

Nous devons être vigilants et fermes afin de nous garder nous-mêmes du mal et préserver l'église de la corruption.

Cependant, laissons nous inspirer par l'Esprit Saint, car nous remarquons à la fois la patience et la miséricorde du Seigneur dans ses interventions. 

Galates 6:1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Ce n'est qu'après avoir souvent averti ceux qui pèchent et leur avoir donné du temps pour se repentir,  que Dieu intervient par ses jugements.

Apocalypse 2:21  Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité.

Le Seigneur use de patience envers nous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3:9

Ce qu'il désire ce n'est pas que le méchant meure, mais qu'il se repente et qu'il vive.

Ézéchiel 33:11  Dis-leur: je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?  

Nous avons des responsabilités à assumer,

  • envers nous mêmes

  • envers les autres.

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,  en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesse. Hébreux 6.9/12 

Résumons-nous : Si nous avons été greffés en Jésus-Christ, nous sommes devenus une même plante avec Lui et nous demeurons attachés à Lui, le divin Cep,, afin de glorifier Dieu par le fruit que nous porterons. C'est à cela que nous sommes appelés. 

Pour conclure écoutons l'exhortation du Seigneur :

 

Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.
Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.
Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Jean 15. 7/11

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